^^ Le monde est plus beau avec des oreilles de lapin ^^

III - Conclusion

 

Passion dévorante pour certains, culte exclusif pour d’autres, l’art millénaire du bonsaï a su conquérir des millions d’adeptes fascinés tant par la sagesse de son enseignement que par le galbe généreux de son pain racinaire. Exigeant mais ô combien enrichissant, il peut aussi s’associer avec d’autres disciplines culturo-spirituelles pour apporter équilibre et paix de l’esprit. Ecoutons le bouleversant témoignage de Pascal Colique, bonsaïologue-brasseur à Saint-Houblon-sur-Orge. Brimé depuis sa plus tendre enfance pour d’obscurs motifs patronymiques, Pascal a trouvé le salut dans la production-consommation intensive de bière. Unique héritier de l’exploitation familiale après le tragique accident qui coûta la vie à ses deux parents, son frère et sa sœur (leur mobilité et leur jugement sévèrement affectés par la prise massive d’antidépresseurs, il furent incapables de défaire le nœud coulant qui les reliait par le cou à la poutre du grenier lorsque celui-ci prit feu et ne purent mettre fin à leurs souffrances qu’en se tirant une balle dans la tête), il a exclusivement dédié celle-ci à sa consommation personnelle.

 

« Mais cela ne suffisait pas. Il m’en fallait toujours plus, plus de bière. Puis, suite à la délocalisation en Chine de l’ensemble de mes moyens de production, j’ai découvert le bonsaï. Depuis, j’occupe les périodes d’attente de ravitaillement à entretenir amoureusement mes petits êtres et à planter de nouvelles pousses. Ah, qu’il semble loin à présent, le temps où je fixais désespérément mes cuves de fermentation pendant des soirées entières, les yeux révulsés et la bave aux lèvres. "Ah, fermente !", suppliais-je alors la divine mixture en mon for intérieur. Mais aujourd’hui, grâce au bonsaï, j’ai retrouvé paix et sérénité : désormais, quand je pense "Ah, fermente", je plante. »

 

Sources / Liens :

Par Reki 

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